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Conduire une visite pastorale — les cas

Les visites particulières

Le malade, l'endeuillé, le membre qui s'éloigne, celui qui ne veut pas qu'on vienne. Chaque porte demande une entrée différente.

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FREN· Les cas

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En un coup d'œil

1

Le malade — et l'onction

Au chevet, tu n'apportes pas la guérison : tu apportes la présence de Dieu. Écoute, tiens la main si elle est tendue, prie court. L'adventisme pratique l'onction des malades comme ordonnance, fondée sur Jacques 5.14 : « Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Église. » Elle se propose, elle ne s'impose pas — et jamais comme un dernier sacrement : c'est un acte de foi pour le vivant. Ne promets jamais la guérison immédiate.

2

L'endeuillé — la visite d'après

La foule part vite ; l'endeuillé reste seul. La visite pastorale commence souvent là où l'enterrement finit : revenir, veiller, ne pas laisser le silence s'installer. Tout ceci a son propre parcours — la fiche « Accompagner après les funérailles » donne le calendrier (J+7, mois 1, 3, 6, 12) et les signaux d'alerte. Ne réinvente pas ici ce qui est déjà là : renvoie-toi au corpus funérailles.

3

Le membre qui s'éloigne

Quelqu'un vient moins, puis plus du tout. La visite est la prévention même de l'éloignement : aller vers lui pendant qu'il est encore joignable, pas six mois trop tard. Sans reproche (« on ne te voit plus »), sans convocation. Simplement : tu nous manques, comment vas-tu ? Souvent, derrière l'absence, il y a une blessure que personne n'a demandée.

4

L'absent, le sécularisé, celui qui refuse

Certains ne veulent pas qu'on vienne — emploi du temps saturé, méfiance, foyer fermé. Respecte-le. N'entre pas de force dans une vie qui ne t'ouvre pas. Laisse une porte : un mot, une disponibilité offerte, un « quand vous voudrez ». La visite refusée aujourd'hui prépare parfois celle qu'on acceptera dans deux ans. La patience est une forme de respect.

À ne pas faire

Sept priorités : qui visiter d'abord

Le temps manque toujours ; les priorités évitent de visiter au hasard. Arrais nomme sept groupes qui appellent l'attention en premier.

  1. Les malades — au chevet, à l'hôpital ou à domicile : une responsabilité pastorale de tout premier ordre.
  2. Les personnes âgées — souvent isolées, parfois oubliées ; leur donner du temps.
  3. Les nouveaux convertis — fragiles, ils ont grand besoin d'être orientés et affermis.
  4. Les visiteurs — quand un non-membre vient au culte, la visite qui suit fait toute la différence.
  5. Les familles — rien ne fait mieux comprendre ta communauté que d'entrer dans les foyers.
  6. Les membres absents — ceux qui s'éloignent : aller les chercher avant qu'ils ne partent (la brebis perdue).
  7. Les responsables locaux — anciens, diacres : le pasteur s'appuie sur eux ; il doit aussi les visiter.

D'après J. Arrais, « Wanted: A Good Pastor » (Association pastorale, Conférence Générale, 2011). Ch. 8.

Suggestion