Aucune réussite publique ne compense un échec à la maison. Ta famille est ta première Église.
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« Bien plus puissante qu’aucun sermon est l’influence d’un vrai foyer sur les cœurs et les vies. » Voilà pourquoi l’ennemi pousse à négliger la maison, en tenant le pasteur si occupé qu’il n’a plus de temps pour les siens. Nul n’est bon chrétien s’il n’est bon père, bon époux, bon citoyen. Une famille solide ne survient pas par accident : elle demande une intention et un travail.
Le conjoint est essentiel au ministère — mais l’épouse est la femme du pasteur, non la femme de l’Église. Pose des limites ; ne laisse pas le stress du travail étouffer la vie personnelle. La philosophie du ministère ne s’impose pas, elle se développe naturellement : le conjoint et les enfants ont, eux aussi, un appel de Dieu. « Le mari et la femme peuvent tellement s’unir dans l’œuvre que la femme soit le complément du mari » (E. G. White).
« Si quelqu’un ne sait pas diriger sa propre maison, comment prendra-t-il soin de l’Église de Dieu ? » (1 Timothée 3.5). Un pasteur l’a écrit après s’être longtemps trompé : « Si j’étais le plus grand prédicateur du monde et que je perde ma famille, mon ministère aurait échoué. » Aucune réussite publique ne compense un échec au foyer. Et E. G. White : « Le bien-être spirituel de sa famille passe en premier… le grand bien fait aux autres n’efface pas la dette qu’il doit à Dieu de prendre soin de ses propres enfants. »
Quatre raisons : à cause du pasteur — souvent l’homme le plus seul de l’Église, sans amis intimes par crainte de partialité ; à cause de l’épouse — souvent la femme la plus seule ; à cause des enfants — ils vivent dans une maison de verre, souvent jugés, et doivent trouver chaleur et amour à la maison ; à cause de l’exemple — on ne conduit la communauté vers des foyers heureux qu’en vivant soi-même ce qu’on prêche.
Une veuve confia, la semaine des funérailles de son mari pasteur, que c’était sa première semaine de paix en 28 ans : bon pourvoyeur, bon meneur, bon père autant qu’il savait l’être — mais jamais un mari aimant. Et cette fille de pasteur : « Chaque fois que j’ai besoin de mon père, je dois prendre rendez-vous avec la secrétaire de l’Église. » L’épuisement se ramène le plus souvent à des limites qu’on n’a pas posées.
Fixe des rendez-vous, régule tes activités pour être aussi mari et père. Donne à chaque enfant une attention propre ; programme des sorties ; entretiens le feu du mariage ; partez ensemble, créez des souvenirs. « Ils sont ton Église, ton premier ministère. » Si tu perds ta famille, tu perds ton ministère.