Le moment le plus nu et le plus bref : au bord de la tombe, on confie un corps à la terre « en attendant la résurrection ».
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La mise en terre n'est pas un adieu définitif : c'est un acte de foi. On confie le corps « dans l'espérance sûre et certaine d'une joyeuse résurrection quand notre Seigneur reviendra ». Le défunt dort ; on le dépose « pour y reposer jusqu'à ce que les justes ressuscitent ». C'est cette espérance — et non le désespoir — qui donne le ton du moment.
La sobriété honore Dieu. « Dieu n'est pas honoré par le grand étalage que l'on fait si souvent sur les morts, ni par les dépenses extravagantes » (d'après E. G. White, sur l'ensevelissement d'Aaron). Contre les funérailles-spectacle et ruineuses : la dignité dans la simplicité.
C'est le moment où le réel devient irréversible, et où l'émotion est à son comble. Tout joue contre toi : la fatigue accumulée, la météo, l'impatience du cortège. D'où la règle : bref.
Les coutumes d'inhumation varient — certains gestes, comme jeter une poignée de terre sur le cercueil, consolent les uns et heurtent les autres. Observe la famille avant de proposer. Jeter une poignée de terre ou des pétales sur le cercueil console profondément certaines familles ; pour d'autres, ce geste est un rappel trop brutal de la fragilité humaine. Ne l'impose pas — renseigne-toi.
Parfois l'inhumation a lieu avant le service (mise en terre privée, puis service public à l'église). Dans ce cas, le service qui suit célèbre davantage la vie que la mort.
Le plus simple : une lecture de l'Écriture et une prière. 1 Thessaloniciens 4.13-18 et 1 Corinthiens 15.51-55 conviennent parfaitement, suivies d'une prière de foi et d'espérance en la résurrection.
Si on en utilise un, il s'insère entre l'Écriture et la prière. Choisis la formule selon ce que tu sais de la foi du défunt :
La formule « terre à la terre, cendres aux cendres, poussière à la poussière » peut s'insérer après « nous confions [son] corps à la terre ». Elle n'est pas obligatoire. Le manuel officiel note que certains la trouvent « un rappel trop cru de l'inéluctable décomposition du corps » et souhaitent qu'on l'élimine. Demande à la famille. Ne l'impose pas.
Militaires, associations, amicales, corps constitués, sociétés, loges : ils ont leurs rites, et ils y tiennent. Le manuel officiel avertit : « De tels services sous-entendent généralement l'immortalité de l'âme, et les adventistes présents peuvent être offusqués si la dernière parole prononcée au sujet de leur bien-aimé le situe déjà dans le paradis. »
Ne les interdis pas. Ne polémique pas. Ne corrige personne devant la fosse. Tu perdrais la famille, et tu ne gagnerais rien.
Manuel du pasteur (Association pastorale de la Conférence Générale), chap. « Les obsèques » — « Exemple de service au cimetière ».