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Conduire des funérailles — Étape 5

L'ensevelissement

Le moment le plus nu et le plus bref : au bord de la tombe, on confie un corps à la terre « en attendant la résurrection ».

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En un coup d'œil

Former — ce qu'il faut savoir

La mise en terre n'est pas un adieu définitif : c'est un acte de foi. On confie le corps « dans l'espérance sûre et certaine d'une joyeuse résurrection quand notre Seigneur reviendra ». Le défunt dort ; on le dépose « pour y reposer jusqu'à ce que les justes ressuscitent ». C'est cette espérance — et non le désespoir — qui donne le ton du moment.

La sobriété honore Dieu. « Dieu n'est pas honoré par le grand étalage que l'on fait si souvent sur les morts, ni par les dépenses extravagantes » (d'après E. G. White, sur l'ensevelissement d'Aaron). Contre les funérailles-spectacle et ruineuses : la dignité dans la simplicité.

Comprendre — lire la situation

C'est le moment où le réel devient irréversible, et où l'émotion est à son comble. Tout joue contre toi : la fatigue accumulée, la météo, l'impatience du cortège. D'où la règle : bref.

Les coutumes d'inhumation varient — certains gestes, comme jeter une poignée de terre sur le cercueil, consolent les uns et heurtent les autres. Observe la famille avant de proposer. Jeter une poignée de terre ou des pétales sur le cercueil console profondément certaines familles ; pour d'autres, ce geste est un rappel trop brutal de la fragilité humaine. Ne l'impose pas — renseigne-toi.

Parfois l'inhumation a lieu avant le service (mise en terre privée, puis service public à l'église). Dans ce cas, le service qui suit célèbre davantage la vie que la mort.

Servir — le déroulé au bord de la tombe
  • En conduisant le cercueil vers la tombe, évite autant que possible de marcher sur les autres sépultures.
  • Tiens-toi à la tête du défunt, face à la famille.
  • Garde le service court ; réserve la musique au strict nécessaire (elle tend à allonger). Par mauvais temps, encore plus bref.
  • Après la prière, salue brièvement la famille, puis reste jusqu'au départ des derniers.

Committal informel

Le plus simple : une lecture de l'Écriture et une prière. 1 Thessaloniciens 4.13-18 et 1 Corinthiens 15.51-55 conviennent parfaitement, suivies d'une prière de foi et d'espérance en la résurrection.

Committal formel

Si on en utilise un, il s'insère entre l'Écriture et la prière. Choisis la formule selon ce que tu sais de la foi du défunt :

Pour un croyant : « Puisque Dieu, dans son amour et sa sagesse infinis, a permis à notre [frère/sœur] de s'endormir en Christ, nous confions tendrement [son] corps à la terre, dans l'espérance sûre et certaine d'une joyeuse résurrection au retour de notre Seigneur dans la gloire. Alors ce corps de notre humiliation sera transformé et rendu semblable à son corps glorieux. »
Pour une personne dont on ignore la foi : « Puisque Dieu, dans sa bonté et l'accomplissement de sa providence, a permis à notre ami de déposer les fardeaux de cette vie, nous confions avec amour [son] corps à la terre, nous souvenant que tous les problèmes de la vie se trouvent entre les mains de notre Père éternel, plein d'amour et de compassion, qui a promis la vie éternelle à ceux qui l'aiment. »

La formule « terre à la terre, cendres aux cendres, poussière à la poussière » peut s'insérer après « nous confions [son] corps à la terre ». Elle n'est pas obligatoire. Le manuel officiel note que certains la trouvent « un rappel trop cru de l'inéluctable décomposition du corps » et souhaitent qu'on l'élimine. Demande à la famille. Ne l'impose pas.

Textes pour la tombe :
Textes pour la tombe : 1 Thessaloniciens 4.13-18 (« nous ne voulons pas que vous soyez dans l'ignorance… afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont point d'espérance ») ; 1 Corinthiens 15.51-55 (« il faut que ce corps mortel revête l'immortalité… ô mort, où est ta victoire ? »).
Quand un groupe extérieur intervient à la tombe

Quand un groupe extérieur intervient à la tombe

Militaires, associations, amicales, corps constitués, sociétés, loges : ils ont leurs rites, et ils y tiennent. Le manuel officiel avertit : « De tels services sous-entendent généralement l'immortalité de l'âme, et les adventistes présents peuvent être offusqués si la dernière parole prononcée au sujet de leur bien-aimé le situe déjà dans le paradis. »

Ne les interdis pas. Ne polémique pas. Ne corrige personne devant la fosse. Tu perdrais la famille, et tu ne gagnerais rien.

La parade, en six mots — et elle est chirurgicale :
« Encouragez-les à intervenir au début. »

Tu coordonnes avec eux avant. Ils passent en premier. Ils font ce qu'ils ont à faire. Et le dernier mot prononcé au-dessus de cette tombe est le tien : la résurrection. Personne n'a été contredit. Personne n'a été humilié. Et la vérité a eu le dernier mot.

Manuel du pasteur (Association pastorale de la Conférence Générale), chap. « Les obsèques » — « Exemple de service au cimetière ».

Au cimetière, ne pas…
  • allonger le service — surtout sous la pluie, le froid, un soleil écrasant ;
  • imposer le geste de jeter la terre si la famille le vit mal ;
  • marcher sur les tombes voisines ;
  • partir avant les derniers présents ;
  • laisser l'ostentation ou la dépense prendre le pas sur la dignité simple.
Suggestion