Trois principes tiennent ta charge : la fidélité, la remise à la fédération, la confidentialité.
La trésorerie n’est pas d’abord une affaire de chiffres. C’est une affaire de confiance.
Tu ne comptes pas de l’argent : tu gardes ce que le peuple de Dieu remet à Dieu. Ta charge n’exige pas d’être un expert-comptable — elle exige d’être trouvé fidèle. Voici les trois principes qui la tiennent ; pour les documents eux-mêmes, on te renvoie à leur source officielle, plus bas.
Concrètement : tu reçois, tu enregistres et tu mets en sûreté chaque don ; tu déposes sans tarder ; tu tiens des comptes exacts. L’exactitude au centime n’est pas de la bureaucratie — c’est la forme visible de la fidélité. Des comptes justes honorent Celui à qui appartient la caisse ; des comptes flous ouvrent la porte au soupçon.
La dîme est un fonds sacré. Elle n’appartient pas à l’église locale : elle ne sert ni à payer une dette, ni un bâtiment, ni un besoin local, si pressant soit-il. Ton rôle n’est pas d’en être le propriétaire, mais le canal.
Ce que donne chacun ne regarde que Dieu. Les membres ont un droit — moral et légal — au secret sur leurs dons. Tu ne commentes jamais, à personne, ce qu’untel donne ou ne donne pas. L’accès aux registres est strictement limité : toi, le pasteur, le premier ancien, et les vérificateurs de la fédération. Le silence du trésorier protège le troupeau et garde libre la joie de donner.
Confidentialité sur les personnes, transparence sur les totaux. Tu rends compte régulièrement — au conseil d’église et à l’assemblée — de l’état des finances. Et tu n’es pas seul : l’administration de la dîme engage tout le conseil, pas le seul trésorier. Des comptes clairs sont un acte spirituel, pas une contrainte administrative.
Cet outil t’enseigne les principes ; il ne remplace pas les formulaires. Reçus, registre, rapport mensuel, bordereau de remise : ce sont des documents propres à ta fédération, avec ses comptes et ses codes. Prends-les à leur source — le Manuel du trésorier de ta fédération — et, pour l’autorité, le Manuel d’Église. En cas de doute, ton trésorier de fédération est ton premier appui.