Neuf mouvements pour passer de membre à disciple qui forme des disciples. À chaque étape, une conviction, une parole, et un pas concret à poser cette semaine. Ce que tu engages est gardé sur cet appareil.
Ton parcours
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Bullón part d'un constat brutal : « Nous avons beaucoup de membres, mais peu de disciples. » Dieu n'a pas besoin de toi pour évangéliser le monde — il pourrait employer les anges ou les pierres. Il te confie la mission parce que toi, tu en as besoin pour devenir comme Christ. Ce parcours n'est pas une lecture de plus : à chaque mouvement, tu poses un acte.
Dieu n'a pas besoin de l'homme pour évangéliser le monde. Il pourrait employer les anges, l'ânesse de Balaam, ou faire crier les pierres. S'il confie pourtant la mission à chaque croyant, ce n'est pas parce qu'il manque de moyens : c'est parce que toi, tu as besoin de la mission pour former en toi un caractère semblable à celui du Christ. Le témoignage n'est donc ni un fardeau institutionnel, ni un don réservé à quelques-uns — c'est un besoin spirituel, comme la prière ou la respiration.
« Courir ne suffit pas. Il faut savoir pourquoi nous courons. »
La vision
Tout membre inclus
Chaque membre — homme, femme, jeune — devient un ouvrier de Dieu. Non pas une addition (un pasteur qui gagne des foules), mais une multiplication : un disciple qui forme un disciple, qui forme un disciple. Sur les ~20 millions d'adventistes, deux millions engagés dans cette chaîne suffiraient à atteindre la planète. L'horizon final n'est pas une statistique : c'est l'Église glorieuse, « sans tache ni ride », que Jésus revient chercher — la récolte finale.
« Nous avons beaucoup de membres, mais peu de disciples. »
Les objectifs
Ce que ce parcours vise concrètement
Faire passer le croyant de spectateur à acteur de la mission.
Ancrer le triptyque quotidien : Bible, prière, témoignage — inséparables.
Choisir cinq personnes et les porter dans la prière, sans se lasser.
Pratiquer la méthode du Christ : se mêler, faire du bien, gagner la confiance, inviter.
Rendre l'Église réceptive — accueillir les gens comme ils sont.
Aller jusqu'à former un disciple qui, à son tour, en forme d'autres.
Diagnostic — d'après le chapitre 3
Êtes-vous un disciple ou un membre ?
« Le croyant croit, va à l'église, chante, donne la dîme, et rien d'autre. Le disciple, en plus de croire, suit Jésus, s'engage avec lui, forme de nouveaux disciples. » Vingt questions, réparties en 3 paliers (une section à la fois) : neuf sur ce que tu fais, trois sur d'où cela vient, huit sur ce sur quoi tu t'appuies vraiment (dont le rôle de l'Esprit). Choisis ce qui est vrai en ce moment, pas ce que tu voudrais qu'il soit vrai — un miroir n'a d'intérêt que s'il est honnête. Rien n'est envoyé ; tout reste sur cet appareil.
Avant de commencer : ce test ne mesure ni ton salut ni l'amour de Dieu pour toi — cela, c'est la grâce, acquise à la croix et jamais méritée (Éphésiens 2.8-9). Il regarde seulement le fruit, pour montrer où ta vie de disciple grandit. « Le salut est par grâce », rappelle Bullón lui-même.
Palier 1 / 3
Le lien — l'œuvre de toute une vie et le geste de chaque jour
« C'est par la communion avec lui, chaque jour, à chaque heure, en demeurant en lui, que nous croissons en grâce. »
Ellen G. White, Vers Jésus (Steps to Christ), ch. « Grandir en Christ », p. 69
Tout est là : le quotidien (« chaque jour, à chaque heure ») ravive la flamme ; la croissance en grâce est l'œuvre d'une vie. La flamme faiblit si le carburant ne l'alimente pas chaque matin — et le rendez-vous quotidien n'a de sens que parce qu'il nourrit une vie qui grandit.
Et quand tu tombes ?
Ces neuf mouvements montrent la montée. Mais on tombe — c'est certain : le péché, le découragement, l'abandon d'un temps. Le parcours ne s'arrête pas là, et Dieu non plus.
« Ne recule pas dans le désespoir… Même vaincus par l'ennemi, nous ne sommes pas rejetés, ni abandonnés de Dieu. Non ; le Christ est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous. »
Ellen G. White, Vers Jésus (Steps to Christ), « Le test du disciple », p. 64
Que faire, concrètement
Ne recule pas dans le désespoir. Vaincu n'est pas rejeté. Tu as un avocat : « si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste » (1 Jean 2.1).
Confesse — tout de suite. « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner » (1 Jean 1.9).
Reviens à l'autel le jour même. N'attends pas de « mériter » ton retour — ce serait retomber dans le piège des œuvres. Reconstruis l'autel, comme au premier jour.
Relève-toi et repars. « Le juste tombe sept fois, et il se relève » (Proverbes 24.16).
Le combat est à Christ, pas à toi. « Ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi » (Galates 2.20). Bullón : « le salut est par grâce. »
Tu as bouclé le parcours.
Mais pour Bullón, la vraie fin n'est pas ici : un disciple n'est complet que lorsqu'il commence à en former un autre. Le disciple qui forme des disciples, écrit-il, « n'apostasie jamais ».
« Courir ne suffit pas. Il faut savoir pourquoi nous courons. »
Note. Le contenu, les citations et les défis de ce parcours sont tirés du livre Tout membre inclus (A. Bullón, éd. Division interaméricaine, 2017). Les « idées pratiques » à la fin de chaque étape sont celles que l'auteur propose lui-même en clôture de ses chapitres.